À peine installé à la tête de la République islamique, l’ayatollah Mojtaba Khamenei a choisi un ton résolument combatif. Dans sa première déclaration publique depuis qu’il a succédé à son père au poste de Guide suprême, le nouveau dirigeant iranien a promis que Téhéran vengerait les martyrs tombés lors des attaques attribuées aux États-Unis et à Israël. Son message s’inscrit dans un contexte de tensions régionales accrues, alors que l’Iran affirme que le conflit est loin d’avoir atteint son point culminant.
Dans son discours, le guide suprême a notamment évoqué le bombardement de l’école Shajareh Tayyebeh à Minab, une attaque survenue au début des hostilités et qui aurait causé la mort de plus de 165 personnes, dont de nombreux enfants. Mojtaba Khamenei a affirmé que chaque victime constituait « un dossier distinct » dans ce qu’il présente comme une quête de justice. Selon lui, les représailles déjà menées par l’Iran ne représenteraient qu’une « partie limitée » de la réponse envisagée par le pays.
Le nouveau chef religieux et politique a également adressé un message direct aux monarchies du Golfe. Il les a appelées à fermer les bases militaires américaines présentes sur leur territoire, estimant que la protection offerte par Washington n’était « rien d’autre qu’un mensonge ». Une déclaration qui illustre la volonté de Téhéran de replacer la confrontation avec les États-Unis au cœur de son discours stratégique.