Burundi : Ndayishimiye candidat à sa succession, entre continuité du pouvoir et tensions persistantes

Le président burundais Évariste Ndayishimiye a été désigné candidat de son parti, le CNDD-FDD, en vue de l’élection présidentielle prévue l’an prochain.

Âgé de 57 ans, il dirige le pays depuis 2020, après avoir succédé à Pierre Nkurunziza, figure dominante de la vie politique burundaise pendant plus d’une décennie. Cette investiture ouvre la voie à une nouvelle candidature pour un mandat de sept ans, à une date qui reste encore à préciser.

Dans un message publié sur X, le chef de l’État a remercié les membres de son parti pour la confiance qui lui a été accordée.

Depuis son arrivée au pouvoir, Évariste Ndayishimiye a tenté d’imprimer une ligne mêlant ouverture relative et maintien d’un contrôle étroit de l’appareil d’État, dans un contexte marqué par l’influence persistante des cercles militaires.

La situation des droits humains continue toutefois de susciter des inquiétudes. Les Nations unies et plusieurs ONG dénoncent régulièrement des violations, tandis que Reporters sans frontières classe le Burundi au 125e rang mondial en matière de liberté de la presse.

Le climat politique reste également marqué par des zones d’ombre. Le ministre des Médias et de la Communication a été tué ce mois-ci dans ce que les autorités présentent comme un accident de la route, bien que des interrogations subsistent et qu’une enquête soit annoncée.

Par ailleurs, l’ancien Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni, condamné à la prison à perpétuité pour tentative de coup d’État, a été libéré le mois dernier pour raisons médicales.

Sur le plan continental, Évariste Ndayishimiye assure actuellement la présidence de l’Union africaine, un mandat d’un an entamé en février.

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