La Centrafrique rejoint les pays africains partenaires de Washington sur les expulsions de migrants

La République centrafricaine a accepté d’accueillir sur son territoire des migrants originaires de pays tiers expulsés des États-Unis, dans le cadre d’un accord conclu avec l’administration américaine. Selon plusieurs sources concordantes, les discussions entre Washington et Bangui ont abouti lors d’une rencontre tenue le 18 mai dans la capitale centrafricaine. Cette décision s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump visant à multiplier les partenariats avec des pays tiers pour faciliter l’éloignement des migrants en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’expulsion.

L’accord suscite toutefois déjà des controverses. Le 22 mai, un juge fédéral américain a suspendu l’expulsion d’un ressortissant turc vers la République centrafricaine, estimant que certaines garanties juridiques devaient être examinées avant son transfert. À ce stade, aucune date n’a été annoncée pour les premiers vols, tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains s’interrogent sur les conditions d’accueil et de protection qui seront offertes aux migrants concernés dans l’un des pays les plus fragiles du continent.

Dirigée par le président Faustin-Archange Touadéra, réélu pour un troisième mandat à l’issue du scrutin de janvier dernier, la République centrafricaine demeure confrontée à une insécurité chronique liée à l’activité de nombreux groupes armés. Malgré ce contexte, Bangui rejoint une liste croissante de pays africains ayant accepté de coopérer avec Washington sur les questions migratoires. La République démocratique du Congo, le Ghana, la Sierra Leone, la Guinée équatoriale et le Cameroun figurent également parmi les États ayant conclu des accords similaires avec les autorités américaines.

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