Les États-Unis et la Côte d’Ivoire ont conclu un nouvel accord bilatéral d’un montant de 487 millions de dollars destiné à consolider durablement le système de santé ivoirien. Ce partenariat vise à renforcer les capacités nationales en matière de prévention, de surveillance et de réponse aux grandes maladies infectieuses, dans un contexte où les enjeux sanitaires restent étroitement liés au développement économique et social.
L’accord prévoit un appui financier américain pour le déploiement de systèmes de détection précoce des maladies et le renforcement des moyens de lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose. En parallèle, la Côte d’Ivoire s’est engagée à accroître significativement son effort budgétaire national en consacrant au moins 250 milliards de francs CFA supplémentaires au secteur de la santé, traduisant une volonté affirmée de prise en charge progressive et souveraine des politiques sanitaires.
Pour les autorités ivoiriennes, ce partenariat s’inscrit dans une logique de responsabilisation et d’intégration durable des financements extérieurs au sein du système national de santé. Du côté américain, l’accord reflète une approche plus globale de la coopération, associant santé, énergie et infrastructures, et s’aligne sur la stratégie « America First Global Health », qui encourage une réduction de la dépendance à long terme des pays partenaires.
La Côte d’Ivoire rejoint ainsi un groupe croissant de pays africains ayant récemment signé des accords similaires avec Washington, dont le Kenya, le Rwanda, le Nigeria ou encore l’Éthiopie. Cette dynamique témoigne d’un repositionnement des relations sanitaires internationales, axé sur le partenariat, la co-responsabilité et la durabilité des systèmes de santé en Afrique.