Les flux d’investissement vers l’Afrique connaissent un regain spectaculaire.
Selon BusinessTech Africa, l’indice MSCI Africa a bondi de 25 % depuis le début de 2025, surperformant nettement les autres régions émergentes.
Les investisseurs misent sur le potentiel du continent : ressources naturelles, numérique, agriculture et énergie verte.
Le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Kenya concentrent une grande part des capitaux entrants. Les cours élevés de l’or, du cuivre et du lithium stimulent les marchés boursiers miniers. Le Maroc et l’Égypte, quant à eux, attirent des fonds dans le solaire et les infrastructures de data centers.
Les IDE en Afrique subsaharienne ont atteint 48 milliards $ en 2024, soit une hausse de 14 % en un an, selon la CNUCED.
Malgré cet engouement, la volatilité demeure : dépendance aux matières premières, instabilité politique et risques climatiques. Certains analystes estiment qu’un ralentissement mondial pourrait inverser la tendance dès 2026.
« L’Afrique est de retour dans les portefeuilles, mais encore trop peu dans les chaînes de valeur », souligne un rapport d’Ernst & Young.
Cette embellie financière marquera-t-elle le début d’une intégration économique durable du continent, ou restera-t-elle limitée à des cycles spéculatifs portés par les matières premières ?