L’ancien président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, renversé par un coup d’État militaire le 26 novembre, a rejoint le Maroc après un périple qui l’a conduit successivement au Sénégal puis au Congo. Son arrivée à Rabat, à bord d’un jet privé, s’est faite en compagnie de plusieurs membres de son entourage politique et familial, selon des sources médiatiques africaines.
D’après la presse locale, Embaló a d’abord été exfiltré vers Dakar à l’aide d’un avion spécialement affrété par les autorités sénégalaises. Il y a passé 48 heures avant de se rendre à Brazzaville, capitale de la République du Congo, où il aurait séjourné quelques jours supplémentaires. C’est ensuite qu’il a pris la direction de Rabat, où il pourrait résider pendant toute la durée de la transition instaurée par les militaires, soit environ un an. D’autres sources évoquent également l’option d’un séjour prolongé au Portugal.
Selon plusieurs observateurs africains, le choix du Maroc comme terre d’exil n’est pas anodin. Embaló entretenait des liens diplomatiques privilégiés avec Rabat, notamment en raison de son soutien affiché au Royaume concernant la question du Sahara marocain. Cette proximité expliquerait l’accueil favorable qui lui a été réservé, dans un environnement jugé sûr et propice à préparer la suite de son parcours politique, à distance des tensions de son pays.