Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a entamé ce 20 avril à Beni sa première mission de terrain dans l’est du pays depuis sa prise de fonctions, marquant d’emblée une volonté d’être au plus près des réalités sécuritaires locales.
Cette première journée a été consacrée à une évaluation approfondie de la situation dans le Grand Nord, région particulièrement exposée aux violences persistantes. Après un briefing sécuritaire à son arrivée, il s’est rendu au quartier général de la Force de la MONUSCO, où il a été accueilli avec les honneurs militaires, avant d’assister à une présentation détaillée sur l’évolution des menaces pesant sur les populations civiles.
Les échanges ont notamment mis en lumière la persistance des activités des ADF, responsables de nombreuses attaques dans cette partie du Nord-Kivu. Si une relative accalmie est observée dans certaines localités, la mobilité des groupes armés et la fragilité du dispositif sécuritaire maintiennent la région dans une situation de forte vulnérabilité.
Dans l’après-midi, James Swan a participé à une réunion de coordination réunissant responsables de la mission onusienne et membres de l’équipe pays, afin d’évaluer les besoins humanitaires et les réponses apportées aux populations affectées. Les discussions ont souligné l’imbrication étroite entre défis sécuritaires et urgences humanitaires.
La visite s’est poursuivie par un entretien avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général de division Evariste Kakule Somo. Les échanges ont porté sur la protection des civils et le renforcement de la coopération entre la MONUSCO et les autorités congolaises aux niveaux provincial et local. Une séance de travail a également été consacrée au suivi des recommandations du Forum de la paix concernant la question des ADF.
À travers cette première mission à Beni, le nouveau chef de la MONUSCO affiche une approche fondée sur la proximité, le dialogue et le partenariat. Une démarche qui s’inscrit dans un environnement sécuritaire toujours instable, où la protection des civils et la stabilisation du Grand Nord demeurent des priorités majeures.