La France s’est engagée à mobiliser 2,5 milliards de dollars sur cinq ans pour protéger les forêts du bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie. L’information, révélée par Reuters, a été confirmée par l’Élysée, marquant le renouvellement de la promesse faite lors de la COP26 de Glasgow en 2021 et le soutien des bailleurs internationaux à cet écosystème crucial pour la régulation du climat mondial.
Dans le même temps, le Brésil a annoncé avoir déjà sécurisé 5,5 milliards de dollars pour la création d’un fonds inédit destiné à rémunérer les pays en développement pour la préservation de leurs forêts tropicales. Cette initiative, portée par le président Luiz Inácio Lula da Silva, vise à encourager les États fortement boisés à maintenir leurs couvertures forestières, grâce à un mécanisme de prêts accordés par des nations plus riches et des investisseurs privés. Baptisé « Facilité pour la préservation des forêts tropicales », ce fonds ambitionne de soutenir 74 pays à forte densité forestière.
Ces annonces interviennent alors que les dirigeants mondiaux sont réunis au cœur de l’Amazonie brésilienne pour le sommet annuel de l’ONU sur le climat. Sur place, le message est clair : le temps presse pour engager des actions concrètes et éviter les pires scénarios liés au réchauffement planétaire. Les participants espèrent transformer les engagements passés en politiques tangibles visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer la protection des forêts et accélérer le financement des énergies propres.
Mais l’absence remarquée des dirigeants des trois plus grands émetteurs de la planète — Chine, États-Unis et Inde — jette une ombre sur le sommet. Plusieurs responsables et militants ont par ailleurs pointé du doigt le manque d’engagement du président américain Donald Trump sur la question climatique. Malgré la création de fonds multilatéraux pour financer les pertes et dommages liés au climat, les contributions restent limitées, fragilisant les efforts de solidarité mondiale.
Avec son nouveau mécanisme climatique, Brasilia espère démontrer sa capacité à fédérer autour d’un modèle de financement innovant. « Le Fonds pour les forêts tropicales sera l’un des résultats majeurs de cette COP », a déclaré Lula. Reste à savoir si les grandes puissances se joindront à l’effort, condition indispensable pour donner l’ampleur nécessaire à cette ambition environnementale globale.