Le Maroc poursuit en 2026 la transformation de son secteur touristique, qui dépasse désormais largement les niveaux pré-pandémiques. Les arrivées internationales enregistrent une hausse de plus de +12 % par rapport à 2019, avec un objectif annuel situé entre 17 et 18 millions de visiteurs, contre environ 13 millions avant la crise sanitaire.
Les recettes touristiques suivent cette dynamique, dépassant les 100 milliards de dirhams (environ 10 milliards d’euros) en rythme annualisé. Le secteur représente aujourd’hui près de 7 % du PIB et génère plus de 500 000 emplois directs, sans compter les emplois indirects dans les services, le transport et l’artisanat.
Mais au-delà de la croissance quantitative, une mutation qualitative est en cours. Le Maroc cherche à augmenter la dépense moyenne par touriste, qui reste encore inférieure à celle de certaines destinations concurrentes. Cette stratégie se traduit par un repositionnement vers des offres à plus forte valeur ajoutée : tourisme de luxe, expériences immersives, éco-tourisme et séjours personnalisés.
Des destinations comme Marrakech, mais aussi le désert du Sahara ou les régions montagneuses de l’Atlas, attirent une clientèle internationale en quête d’expériences uniques. Le développement de structures haut de gamme, comme les riads premium ou les camps désertiques de luxe, permet d’augmenter significativement la valeur générée par visiteur.
Parallèlement, le Maroc renforce sa connectivité aérienne, avec une augmentation significative du nombre de vols internationaux, notamment en provenance d’Europe et d’Amérique du Nord. Cette stratégie contribue à soutenir la croissance du secteur.
Le tourisme marocain entre dans une nouvelle phase : moins dépendant du volume, il vise désormais l’optimisation de la valeur par client.