Dans un communiqué publié mardi, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a dénoncé « avec la plus grande fermeté » les événements survenus le 13 avril à Blida, exprimant sa solidarité avec les autorités et le peuple algériens. Cette réaction intervient au lendemain d’informations relayées par plusieurs médias faisant état d’un double attentat dans cette ville située à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alger.
Les faits seraient survenus dans un contexte de vigilance sécuritaire renforcée, alors que le pape Léon XIV effectuait une visite officielle dans la capitale. À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par les autorités algériennes, et aucune revendication n’a été enregistrée, laissant place à de nombreuses interrogations.
Sur le terrain, les versions divergent. Certains témoignages évoquent une intervention rapide des forces de sécurité ayant permis de neutraliser des assaillants, tandis que d’autres font état de détonations liées à des engins explosifs. Ces éléments restent toutefois impossibles à vérifier de manière indépendante, contribuant à entretenir le flou autour des circonstances exactes.
Si l’Algérie n’a pas été frappée par des attaques majeures ces dernières années, les autorités continuent de faire face à une menace terroriste diffuse. Dans ce contexte, ces événements ravivent les inquiétudes, d’autant qu’ils surviennent lors d’une séquence diplomatique et religieuse particulièrement sensible pour le pays.