Le sud du Liban a de nouveau été la cible de frappes aériennes israéliennes tôt vendredi, dans une séquence de violence qui confirme la fragilité extrême de la situation à la frontière nord d’Israël. Plusieurs positions du Hezbollah ont été visées, notamment dans le village de Choukîne, où les équipes de secours s’activaient encore au milieu de décombres en flammes.
Selon l’armée israélienne, ces frappes ont ciblé des sites de lancement de roquettes identifiés peu auparavant, dans un contexte de tensions croissantes marqué par une multiplication des tirs en provenance du territoire libanais. L’Agence nationale de l’information libanaise a fait état d’autres bombardements dans la région de Bint Jbeil et dans des localités avoisinantes.
En parallèle, des sirènes d’alerte ont retenti dans le nord d’Israël, jusqu’à la ville de Haïfa, après plus d’une vingtaine de tirs de roquettes signalés plus tôt dans la journée. L’armée israélienne affirme avoir intercepté plusieurs projectiles avant d’autoriser les populations à quitter les abris.
Ces échanges de tirs interviennent malgré les appels internationaux à prolonger le cessez-le-feu conclu mardi entre les États-Unis et l’Iran. Un accord qu’Israël considère sans incidence sur son affrontement avec le Hezbollah, laissant craindre une dynamique d’escalade autonome sur le front libanais.
La veille, des frappes israéliennes avaient déjà fait plus de 300 morts au Liban, selon le ministère de la Santé, l’un des bilans les plus lourds depuis le début du conflit. Une intensification qui alimente les inquiétudes d’un embrasement régional plus large, à mesure que les lignes de front se durcissent.