Au Soudan, la guerre continue de frapper aveuglément les civils. Jeudi, une attaque de drone a visé une cérémonie de mariage dans la ville de Kutum, au Darfour-Nord, faisant plus de 30 morts. Parmi les victimes figurent des femmes et des enfants, rappelant une fois de plus le coût humain dramatique d’un conflit qui ne cesse de s’enliser.
Le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, a fermement condamné cette frappe, dénonçant une attaque directe contre des civils. Il a rappelé que l’usage de drones contre des populations et des biens civils est contraire aux règles fondamentales du droit international et ne saurait être toléré.
Cet épisode s’inscrit dans une spirale de violence continue depuis avril 2023, date à laquelle le pays a basculé dans un conflit ouvert opposant l’armée aux Forces de soutien rapide. Depuis, les combats se multiplient, touchant de plus en plus durement les zones habitées et aggravant une crise humanitaire déjà critique.
Dans le Kordofan du Sud, près de la ville de Dilling, d’autres affrontements ont fait au moins 47 morts parmi les civils et des dizaines de blessés depuis le début de la semaine. Ces violences simultanées illustrent l’extension géographique du conflit et l’intensité des combats.
Face à cette situation, les Nations unies tirent la sonnette d’alarme. L’accès à l’aide humanitaire est de plus en plus entravé, laissant des populations entières sans assistance. L’organisation appelle à une cessation immédiate des hostilités et à l’ouverture urgente de couloirs humanitaires sécurisés, condition indispensable pour éviter une catastrophe encore plus large.