Le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario ont entamé ce lundi à Washington un nouveau cycle de discussions sur le Sahara, sous l’égide des États-Unis. Ces pourparlers, qui doivent s’achever mardi, s’inscrivent dans la dynamique impulsée par la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en octobre 2025.
Au cœur des échanges figure le plan marocain d’autonomie, désormais reconnu comme la base la plus sérieuse et crédible pour parvenir à une solution politique durable. Rabat a, à cette occasion, présenté une version révisée de sa proposition, marquée par des avancées significatives : la mise en place d’une Assemblée régionale élue, l’octroi d’une amnistie aux anciens indépendantistes et l’organisation du retour volontaire des Sahraouis vivant dans les camps de Tindouf, en Algérie. Ces mesures traduisent la volonté du Royaume d’ouvrir une nouvelle page fondée sur la réconciliation, la participation démocratique et le développement.
Fait notable de ce round de négociations, l’Algérie, longtemps dans une posture de déni quant à son implication dans le dossier, a été contrainte de prendre place à la table des discussions. Sa participation confirme son rôle central dans ce différend régional et marque, de facto, une acceptation du cadre de souveraineté marocaine comme base de discussion, conformément à l’évolution du consensus international.
Si le Front Polisario continue d’exprimer des réserves, notamment sur le mode de désignation de l’exécutif local, préférant une élection plutôt qu’une nomination, ces divergences n’ont pas entamé l’optimisme affiché par l’émissaire du président américain pour l’Afrique. Ce dernier a salué un climat de dialogue constructif, estimant que les discussions en cours ouvrent une fenêtre réelle vers un règlement politique définitif, fondé sur la souveraineté du Maroc et la stabilité régionale.