Le 4 novembre, les Sud-Africains éliront leurs conseils municipaux. Dans les grandes villes, le scrutin se jouera d’abord sur des questions quotidiennes : l’eau, l’électricité, les routes et la capacité des élus à faire fonctionner les services publics. Il mesurera aussi la résistance de l’ANC, dont le soutien s’érode dans plusieurs métropoles.
Johannesburg résume le problème. La ville a connu sept maires depuis les élections de 2021, au rythme de coalitions formées puis défaites. L’Alliance démocratique y présente Helen Zille, ancienne maire du Cap. Mais quel que soit le parti arrivé en tête, il pourrait devoir négocier une majorité pour gouverner.
À Durban, le parti de l’ancien président Jacob Zuma espère supplanter l’ANC. Au Cap, l’Alliance démocratique défend son principal bastion. Autour de Pretoria, les petites formations pourraient à nouveau jouer un rôle décisif dans la composition du pouvoir municipal. Ces perspectives reposent sur des sondages et des rapports de force de campagne, pas sur des résultats acquis.
L’enjeu dépasse le classement des partis au soir du vote. Les électeurs peuvent sanctionner des services défaillants ; ils attendront ensuite que les élus s’entendent pour les améliorer. Dans les villes où aucune formation ne disposera seule d’une majorité, la première épreuve du prochain conseil sera de durer assez longtemps pour agir.