L’armée béninoise a annoncé avoir neutralisé 45 combattants qualifiés de « terroristes » au cours de trois mois d’opérations anti-djihadistes menées dans le nord du pays, a indiqué mardi une source militaire citée par l’AFP.
Ces opérations interviennent dans un contexte de recrudescence des attaques menées par des groupes armés djihadistes affiliés à Al-Qaïda, actifs dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Niger. Le nord du Bénin est progressivement devenu une zone de pression sécuritaire, sous l’effet de l’expansion de ces groupes venus du Sahel central.
Selon une note interne consultée par l’AFP, les Forces armées béninoises ont, entre octobre et décembre 2025, « neutralisé 45 terroristes et interpellé sept suspects », remis aux autorités judiciaires compétentes. Les opérations ont également permis la saisie d’armes, de motos, de bidons de carburant et d’effets militaires, lors de plusieurs accrochages avec des groupes armés.
L’armée se félicite d’une « amélioration nette » de ses capacités opérationnelles, estimant que la pression constante exercée sur le terrain empêche désormais les groupes armés de s’implanter durablement dans les zones frontalières. Elle souligne toutefois que la vigilance reste de mise face à une menace toujours persistante.
Depuis 2022, le Bénin a renforcé son dispositif sécuritaire avec le déploiement de près de 3 000 soldats dans le cadre de l’opération Mirador, complété par le recrutement de 5 000 militaires supplémentaires. Malgré ces efforts, les attaques se sont intensifiées ces derniers mois, souvent attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. En avril 2025, une attaque visant des troupes engagées dans le nord du pays avait coûté la vie à 54 soldats béninois.