Les élections législatives en Côte d’Ivoire ont confirmé la domination politique du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Le parti présidentiel obtient une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, s’assurant près des trois quarts des sièges. Cette performance renforce considérablement la position du pouvoir exécutif et consolide l’ancrage institutionnel du président Alassane Ouattara, quelques semaines seulement après sa réélection à la tête de l’État.
Historiquement fort dans le nord du pays, le RHDP étend désormais son influence à des zones autrefois favorables à l’opposition, notamment dans le sud et l’ouest. La Commission électorale indépendante souligne que le scrutin s’est déroulé dans des conditions globalement conformes aux règles établies, malgré des tensions localisées sans impact majeur sur le résultat final. Cette avancée territoriale témoigne d’un rééquilibrage du paysage politique en faveur du parti au pouvoir.
Face à cette vague, l’opposition ressort affaiblie. Le PDCI enregistre un net recul parlementaire, tandis que l’absence du parti de Laurent Gbagbo du processus électoral laisse l’Assemblée sans représentation issue de cette formation. Dans un contexte de participation électorale en baisse, ces résultats relancent le débat sur l’avenir politique du pays, notamment autour de la question de la relève générationnelle évoquée par le chef de l’État et des attentes démocratiques d’une partie de la population.