Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Djibouti a lancé un appel en faveur d’un leadership international capable de redonner de l’élan à l’action multilatérale et de répondre efficacement aux crises qui secouent le continent africain. Pour les autorités djiboutiennes, l’enjeu dépasse les débats diplomatiques : la crédibilité même de l’ONU au XXIᵉ siècle se joue sur sa capacité à protéger les populations et à restaurer la paix dans les zones en conflit.
Prenant la parole lors d’un débat consacré au leadership pour la paix, l’ambassadeur de Djibouti auprès de l’ONU, Mohamed Siad Doualeh, a rappelé que, dans un monde fragmenté, la paix dépend avant tout de décisions politiques courageuses. Il a insisté sur une vision concrète de la stabilité, liée à l’accès aux services essentiels comme l’eau, la santé, l’éducation ou l’emploi, qu’il considère comme des remparts contre l’extrémisme et l’insécurité.
Le diplomate a également appelé à un renforcement du rôle du futur secrétaire général de l’ONU, qu’il souhaite voir devenir un véritable partenaire de l’Afrique, engagé pour le respect du droit international et la primauté de la dignité humaine. Il a plaidé pour un soutien accru aux mécanismes africains de paix, notamment ceux de l’Union africaine et de l’IGAD, tout en défendant un financement pérenne des opérations de maintien de la paix. Enfin, Djibouti a mis en avant son expérience en matière de médiation, rappelant le processus de paix d’Arta en Somalie, et s’est dit prêt à contribuer activement à des solutions inclusives et adaptées aux réalités locales.