Le monde a les yeux rivés vers le détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques de la planète, où des centaines de navires demeurent immobilisés après plusieurs jours de tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran. Cette voie maritime, par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial, est devenue l’épicentre des inquiétudes liées à la sécurité énergétique et au commerce international.
Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a annoncé qu’un accord avait été conclu à Genève, en Suisse, afin de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Selon Washington, le détroit d’Ormuz devrait être « complètement » rouvert au trafic maritime dès vendredi. Plusieurs pays alliés ont déjà fait savoir qu’ils participeraient aux opérations de sécurisation et de déminage de la zone afin de permettre une reprise rapide de la navigation commerciale.
Du côté iranien, le ton se veut toutefois plus prudent. Téhéran évoque non pas un accord définitif, mais le lancement de discussions devant conduire à un accord final avec les États-Unis. Cette différence d’interprétation alimente encore les incertitudes sur l’issue réelle des négociations, alors que les marchés pétroliers et les acteurs du transport maritime attendent avec attention les développements prévus dans les prochaines heures.