Africa Investment Forum 2025 Maroc : réformes urgentes

L’Africa Investment Forum 2025 Maroc, ouvert à Rabat, a rappelé une vérité essentielle : sans réformes profondes, l’Afrique ne pourra attirer un volume significatif d’investissements privés. Dès les premières discussions, les participants ont souligné l’urgence d’améliorer l’environnement des affaires, de sécuriser les transactions et d’accélérer l’exécution des projets structurants. 

Lors de cette édition 2025 de l’AIF, qui se déroule jusqu’au 28 novembre, les interventions ont convergé vers un même constat : la confiance des investisseurs repose sur la stabilité, la transparence et la capacité à concrétiser rapidement les projets. La ministre de l’Économie et des Finances du Maroc, Nadia Fettah, a insisté sur la nécessité de concevoir des initiatives capables d’être exécutées efficacement, répondant ainsi aux attentes des grands capitaux internationaux. 

Elle a également mis en avant les secteurs prioritaires pour une approche continentale mutualisée — l’aviation, l’énergie ou encore les centres de données — qui nécessitent des stratégies coordonnées pour attirer des investisseurs de grande envergure. Dans cette perspective, la politique de change du Maroc a été présentée comme un facteur de crédibilité, grâce à des réformes graduelles menées depuis 2015 qui permettent aujourd’hui au pays de maintenir plus de cinq mois et demi de réserves d’importation. 

L’Africa Investment Forum 2025 Maroc a aussi mis en relief les efforts d’autres pays africains. La Côte d’Ivoire, par la voix de la ministre Kaba Nialé, a rappelé les réformes entreprises depuis 2012 pour rendre son cadre d’investissement plus compétitif, notamment via un code des investissements revisité. La Guinée, représentée par Ismael Nabé, a présenté le méga-projet minier de Simandou, évalué à 30 milliards de dollars, comme exemple de coopération public-privé à l’échelle mondiale. 

La Mauritanie, à travers son ministre Abdallah Souleymane Cheikh-Sidia, a souligné l’urgence d’anticiper le défi démographique africain : d’ici 2050, le continent comptera une population active équivalente à celle de la Chine et de l’Inde réunies. Une croissance qui impose de massifier les investissements privés pour compléter les capacités financières limitées des États. 

Piloté par la BAD et six institutions partenaires, l’AIF 2025 se positionne ainsi comme une plateforme stratégique destinée à accélérer les transactions et à stimuler l’investissement sur l’ensemble du continent. 

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