Le projet de réforme pétrolière de la Namibie a franchi une nouvelle étape mardi 20 octobre, en passant sa deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Le texte doit encore être examiné article par article en commission, puis revenir devant les députés pour une décision finale. Son adoption définitive n’est donc pas acquise.
La réforme prévoit notamment la création d’une nouvelle autorité de régulation rattachée à la présidence. Le pouvoir affirme que cette organisation accélérerait les décisions et préserverait les mécanismes de contrôle. L’opposition redoute, au contraire, une concentration excessive des responsabilités liées au secteur pétrolier.
La discussion prend une portée particulière alors que la Namibie attire d’importants investissements d’exploration et vise une première production de pétrole autour de 2030. Les règles fixées aujourd’hui détermineront qui autorise les projets, qui les surveille et comment l’État rend compte de ses choix. Des députés d’opposition avaient quitté les débats la semaine précédente pour protester contre la forme actuelle du texte.
Le vote de mardi fait progresser le projet sans clore le désaccord. La question centrale porte désormais sur l’équilibre entre rapidité administrative et contrôle indépendant, avant même que le pays ne perçoive les éventuels revenus de sa production pétrolière