Construction de la première autoroute en Centrafrique

La République Centrafricaine lance la construction de sa toute première autoroute, un axe inédit appelé à redessiner la carte des échanges. Le projet doit relier Bambouti, à la frontière sud-soudanaise, à Sibut, au cœur du pays, sur plus de 1 200 kilomètres.

La cérémonie, présidée par Faustin Archange Touadéra, marque l’entrée dans un chantier aux multiples promesses. L’infrastructure traversera une série de villes stratégiques, de Bambouti à Bambari, en passant par Bangassou ou encore Alindao. Pour les autorités, il s’agit de désenclaver des zones isolées et de recréer une continuité territoriale longtemps fragilisée.

Au-delà de la route, c’est un outil de stabilisation que défend le gouvernement. Selon le ministre des Travaux publics Eric Rekosset Kamot, le corridor doit renforcer la sécurité aux frontières, réaffirmer la présence de l’État et attirer les investissements. Pensé comme un projet régional, il s’inscrit dans une coopération avec l’Ouganda et le Soudan du Sud pour connecter les économies de la sous-région.

Financé à hauteur d’environ 1 400 milliards de FCFA par une entreprise étrangère basée à Kampala, ce chantier ouvre une nouvelle séquence pour les infrastructures nationales. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser le réseau routier et à renforcer les connexions régionales. À l’horizon 2030, un autre axe est déjà envisagé pour relier Bangui au Congo et au Tchad, dessinant peu à peu une Centrafrique tournée vers l’extérieur.

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