Le ministre des Ressources minérales et de l’Énergie, Gwede Mantashe, a confirmé une nouvelle hausse des prix des carburants à partir du 5 novembre 2025, en raison de la volatilité des cours mondiaux et de la faiblesse du rand.
Le litre de diesel augmentera de 1,12 rand, et celui de l’essence de 0,76 rand, portant les prix à un record depuis 2022.
Cette hausse intervient alors que l’inflation sud-africaine reste au-delà de la cible de 5 %, et que la Banque centrale (SARB) maintient un taux directeur de 8,25 %. Les syndicats dénoncent une politique « anti-populaire » et appellent à une mobilisation nationale.
Le secteur industriel, déjà affecté par les coupures d’électricité d’Eskom, craint une baisse de compétitivité. « Nos marges fondent, et nos coûts logistiques explosent », alerte un dirigeant de la fédération manufacturière SEIFSA.
Le gouvernement envisage une révision du mécanisme de fixation des prix du carburant, aujourd’hui indexé sur les importations et le taux de change. Pretoria discute avec le Mozambique et le Botswana d’une mutualisation régionale des stocks pour amortir les chocs futurs.
Ce réajustement permettra-t-il de préserver l’équilibre budgétaire du pays sans provoquer une explosion sociale, ou annonce-t-il une nouvelle vague de tensions économiques dans la première puissance industrielle d’Afrique ?