Un nouveau cap politique avec Oligui Nguema au Gabon

Arrivé au pouvoir à l’issue de l’élection d’avril et officiellement investi en mai, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema imprime progressivement sa marque sur l’appareil d’État. Le début de l’année 2026 a ainsi été marqué par une réorganisation de l’exécutif, présentée comme une étape clé dans la consolidation du pouvoir civil après la période de transition. 

Le 1ᵉʳ janvier 2026, le chef de l’État a pris une série de décisions institutionnelles majeures à travers trois décrets successifs. Ces textes redessinent l’architecture du pouvoir exécutif et clarifient les équilibres au sommet de l’État. Hugues Alexandre Barro Chambrier a été nommé vice-président de la République, tandis que Hermann Immongault accède au poste de vice-président du gouvernement, renforçant ainsi la coordination de l’action gouvernementale. 

Dans la foulée, la composition du nouveau gouvernement a été rendue publique. L’équipe compte 31 ministres, avec une représentation féminine de 10 femmes aux côtés de 21 hommes, traduisant une volonté d’équilibre tout en s’appuyant sur des profils politiques et techniques variés. Cette configuration vise à répondre aux attentes de stabilité, d’efficacité et de résultats exprimées par une population en quête de renouveau. 

Le remaniement introduit également de nouveaux visages à des portefeuilles stratégiques. Thierry Minko prend la tête du ministère de l’Économie et des Finances, un département central dans un contexte de redressement économique, tandis que Marie-Édith Tassyla Doumbeneny est appelée à diriger la diplomatie gabonaise en tant que ministre des Affaires étrangères. 

Parallèlement, plusieurs figures de l’ancienne équipe quittent le gouvernement. Au ministère des Mines, Gilles Nembé cède sa place à Sosthène Nguema Nguema, tandis qu’au secteur de la Santé, Adrien Mougougou est remplacé par Elsa Ayo. Ces changements traduisent une volonté de renouvellement et de repositionnement des priorités publiques. 

Après deux années de transition politique, ce nouveau gouvernement apparaît comme le symbole d’une nouvelle séquence pour le Gabon, orientée vers la normalisation institutionnelle, la relance des politiques publiques et la reconstruction de la confiance entre l’État et les citoyens. 

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