Pour leur grand retour sur la scène mondiale, une première depuis 1974, les joueurs de la République démocratique du Congo ont été accueillis en héros dimanche à Kinshasa. Des milliers de supporters ont envahi les rues de la capitale pour célébrer les Léopards, auteurs d’une qualification historique qui met fin à plus d’un demi-siècle d’attente. Une ferveur populaire à la hauteur de l’exploit, portée par un sentiment de fierté nationale rarement observé ces dernières années.
Le président Félix Tshisekedi a personnellement salué les joueurs, rappelant la promesse faite avant la qualification. Il a annoncé l’avoir tenue, en offrant à chacun une voiture et une maison. Un geste fort, symbolique, qui traduit l’importance accordée à cet accomplissement sportif dans un pays où le football reste un puissant vecteur d’unité et d’espoir collectif.
Capitaine emblématique, Chancel Mbemba a été l’un des visages de cette célébration. Très applaudi, il a insisté sur la dimension collective de cette réussite, rendant hommage au peuple congolais ainsi qu’aux générations précédentes qui ont contribué à écrire l’histoire du football national. Mais cette communion n’a pas été sans conséquence : retenu à Kinshasa pour les festivités, le défenseur a manqué le derby entre le LOSC et le RC Lens, suscitant la réaction du club lillois qui a saisi la FIFA pour contester le non-respect des délais de retour.
Derrière l’euphorie, l’exigence sportive reprend rapidement ses droits. La RDC doit désormais se tourner vers la Coupe du monde, où elle affrontera le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan dès la phase de groupes. Un défi relevé, mais à la mesure des ambitions d’une équipe désormais portée par l’élan de tout un peuple.