La course pour la succession d’António Guterres s’ouvre dans un climat déjà tendu. L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, voit sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies sérieusement compromise. Le gouvernement sénégalais a officiellement indiqué qu’il n’avait à aucun stade endossé cette initiative, prenant clairement ses distances avec la démarche.
Dans une note verbale transmise le 27 mars à l’Union africaine, la mission permanente du Sénégal à Addis-Abeba précise que Dakar n’a jamais été associé à la proposition portée par le Burundi, alors à la présidence tournante de l’organisation. La procédure d’approbation tacite n’a finalement pas abouti : une vingtaine d’États membres ont exprimé leur opposition, empêchant l’adoption du projet de soutien continental.
Ce revers diplomatique intervient dans un contexte politique délicat au Sénégal. Les relations restent tendues entre l’ancien chef de l’État et le nouveau pouvoir incarné par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Cette rivalité interne a largement pesé dans la position officielle de Dakar, qui a choisi de ne pas soutenir la candidature de son ancien dirigeant.
La succession à la tête de l’ONU demeure donc largement ouverte. Plusieurs personnalités internationales sont déjà évoquées, dont Rafael Grossi ou Rebeca Grynspan, tandis que certaines candidatures, comme celle de Michelle Bachelet, ont perdu leur appui national. Les auditions publiques des candidats doivent débuter le 20 avril, avant que le Conseil de sécurité ne recommande un nom à l’Assemblée générale pour un mandat qui commencera le 1er janvier 2027.