Deux semaines de frappes aériennes américaines et israéliennes ont laissé des traces visibles sur le patrimoine iranien. Selon le ministère du patrimoine culturel, au moins 56 sites, entre palais historiques et mosquées centenaires, ont été endommagés, du Golestan à Téhéran au Chehel Sotoun et à la mosquée Shah Abbas d’Ispahan. La province de Téhéran concentre le plus de dégâts, mais le Kurdistan, le Lorestan et Kermanshah n’ont pas été épargnés.
Les spécialistes de l’Unesco tirent la sonnette d’alarme. Ces frappes mettent en danger des trésors inscrits au patrimoine mondial et des centaines d’autres monuments potentiellement vulnérables. La guerre transforme les symboles culturels en cibles accidentelles, menaçant des siècles d’histoire et de mémoire collective au cœur de la société iranienne.
Pour le ministère iranien, chaque pierre endommagée raconte la fragilité du patrimoine face aux conflits modernes. Le Golestan, joyau de l’époque Qajar, ou les palais de l’ère safavide, témoignent désormais d’un passé menacé par le feu des missiles. La communauté internationale, avertie par l’Unesco, doit désormais se confronter à la question cruciale : comment protéger la culture quand la guerre efface le temps lui-même.