La Zambie et le Maroc s’affrontent ce lundi dans un duel décisif de la troisième journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Pour les Chipolopolo, le calcul est simple : deux nuls face au Mali et aux Comores ne suffisent pas, et seule une victoire peut ouvrir la porte des quarts. Conscients de l’enjeu, les Zambiens abordent ce rendez-vous sans complexe. Leur capitaine, Fashion Sakala, l’assume pleinement : « L’histoire montre que tout est possible. Le Maroc a gagné la CAN, la Zambie aussi. Ce genre de match se joue à 50-50. Nous respectons l’adversaire, mais nous n’avons peur de personne. » Une déclaration forte, nourrie par le souvenir du sacre zambien de 2012 face à une Côte d’Ivoire pourtant favorite.
En face, le Maroc avance avec la pression du favori et le poids des attentes populaires. Les Lions de l’Atlas espèrent retrouver leur capitaine Achraf Hakimi, de retour après une blessure à la cheville. Le latéral du PSG pourrait disputer ses premières minutes du tournoi, même si sa participation dépendra de l’évaluation finale du staff technique. « J’espère pouvoir jouer et retrouver le rythme, mais la priorité reste l’équipe et l’objectif collectif : remporter cette CAN », a-t-il confié. Un message de leadership dans un moment clé, alors que le public marocain attend une réaction forte après le nul frustrant face au Mali.
Ce match nul (1-1) a laissé un goût amer. Dominateurs en première période, les Lions de l’Atlas avaient ouvert le score grâce à un penalty de Brahim Díaz, accordé après intervention de la VAR pour une main de Nathan Gassama. Mais au retour des vestiaires, les Maliens ont égalisé par Lassine Sinayoko, également sur penalty, après une faute contestée de Jawad El Yamiq. Malgré une pression constante et plusieurs occasions nettes, notamment une frappe d’En-Nesyri repoussée par un Djigui Diarra impérial, le Maroc n’a pas réussi à forcer la décision, déclenchant l’agacement d’une partie du public.
Dans les tribunes, une présence n’est pas passée inaperçue : celle de Kylian Mbappé, invité par son ami Achraf Hakimi. Une image forte, symbole d’un football mondialisé, mais aussi d’une attente immense autour de cette sélection marocaine. À l’heure d’affronter une Zambie joueuse et libérée, les Lions de l’Atlas savent qu’ils n’ont plus le droit à l’erreur. Le groupe peut se décanter dès ce soir, et le moindre faux pas pourrait coûter très cher.