Au premier trimestre 2026, le Maroc confirme son accélération industrielle avec une croissance estimée à +6,2 %, portée principalement par les secteurs automobile et aéronautique. Les exportations automobiles dépassent désormais les 14 milliards d’euros en rythme annualisé, consolidant la position du pays comme premier exportateur automobile du continent africain. Dans le même temps, l’industrie aéronautique affiche une progression de +15 % sur douze mois, soutenue par l’expansion du cluster de Nouaceur et de Midparc.
Cette performance repose sur une transformation qualitative du modèle industriel. Le Maroc ne se positionne plus uniquement comme une plateforme à bas coûts, mais comme un hub de production intermédiaire à forte valeur ajoutée. La proximité géographique avec l’Europe, combinée à une stabilité politique et à des infrastructures logistiques performantes, permet aux industriels européens de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement dans un contexte international incertain.
Les zones industrielles comme Tanger Free Zone ou Midparc attirent désormais des investissements dans des secteurs plus technologiques, notamment les batteries, l’électronique et les composants aéronautiques. Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de réindustrialisation partielle de l’Europe, qui externalise certaines capacités vers des territoires proches et fiables.
À moyen terme, le Maroc s’impose comme une plateforme euro-africaine stratégique. Cette position ouvre des opportunités significatives dans les services industriels, notamment la maintenance, la logistique et la formation technique spécialisée, qui deviennent des maillons essentiels de cet écosystème en expansion.