Le cyclone Gezani a frappé Madagascar avec une intensité rare, faisant au moins 31 morts et laissant derrière lui un paysage de désolation. La ville portuaire de Toamasina, deuxième agglomération du pays, a été particulièrement touchée, avec des quartiers entiers ravagés par des vents atteignant 250 km/h et de fortes pluies torrentielles. Des milliers d’habitants ont été sinistrés, tandis que les infrastructures, les routes et les habitations ont subi d’importants dégâts.
Selon les services météorologiques régionaux basés à La Réunion, Gezani est l’un des cyclones les plus puissants observés depuis près de trois décennies dans l’océan Indien. Les experts le comparent au cyclone Geralda de 1994, qui avait causé environ 200 morts, soulignant la violence exceptionnelle du phénomène, même si son bilan humain reste inférieur. L’intensification rapide du système a été favorisée par les eaux chaudes de l’océan, qui ont alimenté sa puissance destructrice.
L’œil du cyclone a traversé Toamasina, provoquant des rafales dévastatrices et une montée des eaux spectaculaire. Des vidéos et témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montrent des maisons détruites, des arbres arrachés et des rues submergées. Les autorités locales évoquent des centaines de milliers de sinistrés et des dégâts considérables dans la région d’Atsinanana, où certaines zones auraient été détruites à près de 90 %.
Après avoir traversé Madagascar d’est en ouest, Gezani a temporairement perdu en intensité avant de se diriger vers le canal du Mozambique. Les prévisions indiquent qu’il pourrait de nouveau se renforcer en survolant les eaux chaudes et menacer les côtes mozambicaines dans les jours suivants, avec des risques de pluies intenses et de vents violents.
Sur place, les opérations de secours se poursuivent pour venir en aide aux populations touchées, tandis que les autorités évaluent l’ampleur des pertes humaines et matérielles. Ce nouvel épisode extrême ravive les inquiétudes sur la vulnérabilité de Madagascar face aux catastrophes climatiques et sur l’urgence de renforcer les systèmes de prévention et de résilience face aux cyclones de plus en plus intenses.