Confrontée à une pression croissante sur son système électrique, l’Égypte anticipe les périodes de forte demande en renforçant ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié. Dans un contexte marqué par le recul de la production nationale et l’augmentation continue de la consommation d’électricité, Le Caire a choisi de consolider ses partenariats énergétiques, notamment avec le Qatar, acteur majeur du marché mondial du GNL.
Début janvier 2026, un mémorandum d’entente a été signé à Doha entre QatarEnergy et le ministère égyptien du Pétrole. Cet accord prévoit une coopération accrue en matière de livraisons de GNL vers les terminaux égyptiens, afin de garantir des volumes suffisants lors des périodes de tension sur le réseau électrique. L’objectif affiché est de sécuriser l’alimentation du pays et d’éviter les perturbations qui ont affecté l’approvisionnement par le passé.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des sources d’importation. Après plusieurs années d’autosuffisance, l’Égypte est redevenue importatrice nette de gaz à partir de 2024, en raison notamment du déclin progressif du gisement offshore de Zohr. Parallèlement, la croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’essor des usages électriques accentuent la pression sur le mix énergétique national.
Pour combler cet écart, les autorités ont multiplié les accords avec des fournisseurs et négociants internationaux de GNL, tout en recherchant des conditions commerciales plus souples. Le renforcement de la coopération avec le Qatar, déjà impliqué dans plusieurs projets énergétiques en Égypte, s’inscrit dans cette logique de sécurisation et de stabilité à court et moyen terme.
À plus long terme, Le Caire ambitionne toutefois de réduire sa dépendance aux importations en relançant l’exploration et la production nationales. En attendant, les accords conclus visent avant tout à assurer la continuité de l’approvisionnement énergétique, soutenir l’activité économique et accompagner la dynamique de développement du pays.