L’Égypte franchit une étape majeure dans sa stratégie de modernisation économique. Le gouvernement a annoncé le lancement d’un appel d’offres destiné à confier la gestion de la majorité de ses infrastructures aéroportuaires à des opérateurs privés. Sur les 13 aéroports que compte le pays, 11 ont été retenus pour ce vaste programme de privatisation partielle piloté par le ministère de l’Aviation civile.
Cette initiative marque un tournant pour un secteur jusque-là administré exclusivement par l’Autorité égyptienne des aéroports et de l’aviation. Désormais, des entreprises locales et internationales sont invitées à soumettre leurs propositions pour prendre en main l’exploitation de sites stratégiques, dont l’aéroport d’Hurghada, le plus fréquenté du pays et porte d’entrée essentielle pour les voyageurs se rendant sur la mer Rouge.
Le Caire espère que l’ouverture aux capitaux privés permettra d’optimiser la gestion des infrastructures, d’améliorer la qualité des services et surtout d’augmenter la fréquentation touristique, un secteur vital pour l’économie égyptienne. Le gouvernement mise notamment sur de nouveaux mécanismes de financement et sur l’expertise internationale pour moderniser ses installations.
Parmi les projets phares, l’aéroport international du Caire devrait voir sa capacité portée à 30 millions de passagers par an. Une ambition qui traduit la volonté des autorités de repositionner l’Égypte comme un hub aérien majeur dans la région, capable de rivaliser avec ses voisins du Golfe.