Législatives 2026 : le choix de la continuité et de la responsabilité

Par Amal Mellakh, membre du conseil national du RNI

À l’approche des élections législatives de 2026, le débat politique retrouve une intensité particulière. Les partis s’organisent, affinent leurs propositions et vont à la rencontre des citoyens dans un contexte marqué par une attente forte de résultats concrets et de clarté dans les engagements. Le scrutin de 2021 a profondément redessiné le paysage politique marocain, ouvrant une nouvelle séquence où la crédibilité des projets et la capacité d’action priment plus que jamais. Dans ce moment charnière, chaque formation est appelée à faire la démonstration de sa vision et de sa cohérence

Militant du Rassemblement national des indépendants, je regarde cette échéance avec conviction mais aussi avec respect pour l’ensemble des forces politiques du pays. Chacune, à sa manière, contribue à la vitalité démocratique du Maroc et participe à l’enrichissement du débat public. Le Parti de l’Istiqlal porte une histoire et un enracinement indéniables. Le Parti de la justice et du développement, malgré les difficultés qu’il a traversées, conserve une base militante engagée. Le Parti authenticité et modernité, de son côté, continue de jouer son rôle institutionnel. Cette pluralité est une richesse qu’il faut préserver.

Mais au-delà de ce respect légitime, je crois profondément que le RNI incarne aujourd’hui une voie de sérieux, de stabilité et d’efficacité. Le parti a su, au fil des années, construire une organisation solide, structurée et tournée vers l’action. Depuis sa création, il a fait le choix d’un réformisme pragmatique, conciliant développement économique et responsabilité sociale, dans le respect des institutions du Royaume. Cette ligne constante lui a permis de s’adapter aux évolutions du pays sans jamais perdre son cap.

La période de présidence d’Aziz Akhannouch a constitué une étape décisive dans cette trajectoire. Le RNI s’est transformé en profondeur, renforçant sa présence sur le terrain, modernisant ses structures et élargissant sa base militante. Le résultat de 2021 n’a pas été un simple succès électoral, mais l’aboutissement d’un travail collectif, patient et organisé. C’est cette dynamique que nous souhaitons aujourd’hui préserver et prolonger.

Le retrait d’Aziz Akhannouch de la présidence du parti après deux mandats s’inscrit, selon moi, dans cette logique de maturité et de responsabilité. Il ne s’agit pas d’une rupture, mais d’une transition assumée. Avec une nouvelle direction portée par Mohammed Chaouki, le RNI démontre qu’il est capable d’assurer la continuité de son projet au-delà des personnes. Cette capacité à se renouveler sans se fragiliser est un signe de solidité qui mérite d’être souligné.

Dans un contexte où les citoyens attendent des résultats tangibles et une action publique cohérente, le RNI dispose d’atouts importants. Son expérience gouvernementale, son organisation interne et sa culture du pragmatisme constituent, à mes yeux, des garanties pour l’avenir. Cela ne signifie pas que tout est parfait ni que les défis sont absents, mais simplement que le parti est en mesure d’y répondre avec sérieux et engagement.

À l’horizon 2026, le choix appartiendra aux Marocains. En tant que militant, mon rôle est de porter cette conviction avec humilité : celle que le RNI peut continuer à servir le pays avec responsabilité, dans le respect des autres formations et dans l’intérêt supérieur du Maroc.

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