La Corée du Sud interdit l’utilisation des téléphones portables à l’intérieur des salles de classe

Le Parlement sud-coréen a adopté, mercredi 27 août 2025, un nouveau projet de loi interdisant l’utilisation des téléphones portables et des appareils connectés à Internet à l’intérieur des salles de classe, dans le but de renforcer la concentration des élèves et de réduire l’impact négatif des réseaux sociaux sur leurs résultats scolaires. Cette loi entrera en vigueur dès le mois de mars prochain, faisant de la Corée du Sud le dernier pays à mettre en place ce type de mesure, après l’Australie et les Pays-Bas.

Selon un porte-parole de l’Assemblée nationale sud-coréenne cité par l’AFP, ce nouveau texte offre aux établissements scolaires une base légale claire pour restreindre la possession et l’usage de ces appareils dans le cadre éducatif, une disposition qui faisait défaut dans la législation précédente. Plusieurs députés sud-coréens ont salué cette initiative, la qualifiant de pas important pour mettre fin au désordre lié à l’absence d’un cadre légal réglementant l’utilisation des téléphones dans les institutions éducatives.

De son côté, le ministère sud-coréen de l’Éducation a précisé que la loi prévoit des exceptions spécifiques, notamment l’utilisation des téléphones comme outils d’assistance pour les élèves en situation de handicap, ou dans les cas où ils sont employés à des fins purement pédagogiques. Le ministère souligne que l’objectif principal est de créer un environnement scolaire plus propice à la concentration, loin des distractions numériques qui affectent de plus en plus le processus éducatif.

Il convient de rappeler que la Commission nationale des droits de l’homme en Corée du Sud avait déjà estimé que les restrictions imposées sur l’utilisation des téléphones dans les écoles ne constituaient pas une violation des droits humains, compte tenu des risques psychologiques et éducatifs liés à l’usage excessif des réseaux sociaux. Les partisans de cette loi estiment que ces limitations contribueront à améliorer la santé mentale des élèves et à renforcer la qualité de l’enseignement.

Cependant, la décision a suscité la controverse dans les milieux politiques. Le parti progressiste de gauche « Jinbo », un petit parti d’opposition, a critiqué cette législation, affirmant qu’elle menace les « droits numériques » des élèves et restreint leur capacité à prendre des décisions responsables de manière autonome. Tandis que les partisans de la loi considèrent cette mesure comme une avancée majeure dans la réforme du système éducatif, ses détracteurs estiment que la solution réside plutôt dans l’éducation numérique que dans une interdiction généralisée.

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