Djibouti, le Nigeria et le Soudan du Sud ont annoncé leur adhésion à la coalition de pays lancée fin juin pour instaurer une taxe sur les classes premium des vols commerciaux et sur les jets privés. Ils rejoignent ainsi la France, l’Espagne, le Kenya et plusieurs autres États déjà engagés dans cette initiative. Le Brésil, hôte de la COP30, s’est pour sa part positionné comme observateur, aux côtés des Fidji et du Vanuatu.
L’objectif affiché de cette coalition est clair : identifier de nouvelles sources de financement pour l’adaptation au changement climatique, alors que les besoins des pays les plus vulnérables ne cessent de croître. Certains États, comme la France, qui appliquent déjà une taxe sur les billets premium et les vols privés, plaident désormais pour un barème plus ambitieux et progressif. Paris a toutefois rappelé récemment qu’aucune mesure supplémentaire n’était prévue dans l’immédiat, malgré les pressions croissantes au niveau international.
Pendant ce temps, à Belém, des milliers de personnes ont défilé samedi 15 novembre 2025 dans une atmosphère à la fois festive et déterminée, à quelques rues seulement des négociations officielles de la COP30. Les manifestants ont appelé les dirigeants à sortir de l’immobilisme et à engager des actions concrètes face à l’urgence climatique. Une mobilisation qui entend peser sur les discussions en cours, dans une ville d’Amazonie devenue l’épicentre des attentes mondiales en matière de climat.