À Brazzaville, la Cour constitutionnelle a levé le voile sur les candidatures acceptées pour la présidentielle du 15 mars 2026. Sept dossiers ont été validés après un contrôle minutieux des formalités administratives et des avis médicaux, ouvrant officiellement la voie à la compétition. Cette étape juridique, rigoureuse mais attendue, ne fait qu’introduire une campagne déjà orientée autour de thèmes cruciaux : gouvernance, lutte contre la corruption et stabilité nationale.
Parmi les sept candidats, le contraste est frappant entre l’expérience et la nouveauté. Le président sortant Denis Sassou Nguesso, fort de plusieurs mandats, sera confronté à de nouveaux visages comme Melaine Destin Gavet Elengo, président du Mouvement Républicain, qui fait ses débuts à l’échelle présidentielle. Tous, à des degrés divers, mettent en avant la réforme de l’administration et la transparence, dans un contexte où la République du Congo figure au 153ᵉ rang mondial selon l’indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International, soulignant le défi colossal qui attend tout futur chef de l’État.
Alors que les équipes de campagne se mobilisent et que les programmes s’esquissent, la Cour constitutionnelle a rappelé que les sept candidatures respectent les articles 66 de la Constitution et 48 de la loi électorale. Les noms désormais officiels; Denis Sassou Nguesso, Gavet Elengo Melaine Destin, Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou, Mafoula Uphrem Dave, Manangou Vivien Romain, Mavoungou-Zinga Mabio et Nganguia Engambe Anguios, ont été notifiés aux autorités électorales et aux intéressés. Le compte à rebours est lancé : dans moins d’un mois, la bataille des projets et des ambitions décidera de l’avenir politique du pays.