L’Angola a franchi une nouvelle étape industrielle ce mardi 20 janvier 2026 avec l’inauguration d’une usine d’assemblage de véhicules portée par le groupe privé angolais Opaia. Implantée dans la zone économique spéciale d’Icolo e Bengo, près de Luanda, cette unité marque le retour d’une activité automobile structurée dans un pays largement dépendant des importations de véhicules.
L’investissement, estimé à 150 millions de dollars, permet la mise en place d’une capacité annuelle de 22 000 véhicules légers et utilitaires, ainsi que 1 000 autobus destinés au transport public. Les voitures particulières seront assemblées à partir de kits importés de Chine, en partenariat avec Chery et Dongfeng, tandis que les autobus seront fournis par le constructeur suédois Volvo.
Selon le groupe Opaia, le projet devrait générer environ 3 500 emplois, principalement au profit de la main-d’œuvre nationale. La nouvelle filiale Opaia Motors assurera l’exploitation du site et la commercialisation des véhicules assemblés localement, dans une logique de substitution progressive aux importations.
Cette usine s’inscrit dans une stratégie de relance industrielle après l’arrêt, il y a plus d’une décennie, d’une précédente unité automobile financée par la Chine, dont Opaia a repris les actifs. Le groupe indique également envisager, à plus long terme, la production de véhicules électriques, sans échéance annoncée.