Moins de deux semaines après la démission fracassante de sa demi-sœur, une nouvelle membre de la famille Zuma fait son entrée sur la scène politique sud-africaine. Brumelda Zuma, fille de l’ancien président Jacob Zuma, a prêté serment mercredi en tant que députée du parti uMkhonto weSizwe (MK), formation d’opposition créée par son père en 2023.
Son arrivée intervient dans un contexte délicat pour la famille. Sa demi-sœur, Duduzile Zuma-Sambudla, avait été contrainte de quitter son siège après avoir été accusée d’avoir facilité l’envoi de 17 ressortissants sud-africains en Russie pour rejoindre un groupe de mercenaires opérant en Ukraine. Des accusations qu’elle conteste fermement, assurant que ces hommes pensaient participer à un programme d’entraînement légal. Une affaire explosive, d’autant que plusieurs des recrues seraient des membres de leur propre famille, selon la plainte déposée par une autre demi-sœur, Nkosazana Zuma-Mncube.
L’arrivée de Brumelda, jusque-là inconnue du grand public, nourrit les spéculations sur la volonté de Jacob Zuma d’assurer une présence familiale durable au Parlement. Diplômée en administration publique, elle affirme vouloir se consacrer à l’amélioration des services publics, un engagement qu’elle présente comme au cœur de sa formation.
Pendant ce temps, l’enquête policière sur le recrutement présumé de combattants se poursuit, tandis que Duduzile Zuma-Sambudla fait face à une autre procédure liée à des messages publiés durant les émeutes meurtrières de 2021. Malgré ces zones d’ombre, le parti MK continue son ascension et demeure aujourd’hui la principale force d’opposition en Afrique du Sud.