Réunis à Addis-Abeba du 23 au 25 septembre, les États africains ont débattu du futur de l’économie bleue. Le continent possède 47 000 km de côtes et 13 M km² de zones économiques exclusives, mais ce potentiel reste sous-exploité. « Il est temps de transformer nos côtes en moteurs de valeur ajoutée », a lancé l’Union africaine.
Les discussions ont mis en avant les priorités : aquaculture durable, tourisme côtier responsable, énergies marines et blue bonds pour financer les projets. La ratification du Traité BBNJ sur la haute mer par plus de 30 États africains, dont le Maroc en septembre, marque une avancée diplomatique majeure.
Des initiatives locales inspirent déjà : surveillance satellitaire des pêches à Maurice, aquaculture communautaire au Sénégal, écotourisme marin au Kenya. Ces projets montrent qu’une croissance bleue inclusive est possible, à condition d’outiller les communautés et d’assurer des financements stables.
Mais les écarts demeurent : quelques pionniers (Seychelles, Maurice, Kenya, Afrique du Sud) avancent vite, tandis que d’autres pays restent paralysés par la surpêche illégale et l’absence de stratégie nationale. La Banque africaine de développement plaide pour des financements innovants afin de combler ce retard.
En jeu : la création de millions d’emplois bleus et la sécurisation de la sécurité alimentaire africaine à l’horizon 2030.
L’économie bleue sera-t-elle un véritable pilier de développement durable pour l’Afrique, ou restera-t-elle confinée à des projets pilotes isolés ?
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