Les affrontements dans le sud de l’Éthiopie ont poussé des dizaines de milliers de personnes à franchir la frontière avec le Kenya. Selon les estimations rapportées par les Nations unies, près de 50 000 personnes avaient fui vers le territoire kényan à la fin du mois d’octobre.
Les combats opposent des forces liées aux administrations régionales de l’Oromia et de la région Somali. Les tensions autour du contrôle de certains territoires et des violences locales ont contribué à l’escalade, provoquant des déplacements rapides de civils.
À Moyale, ville frontalière kényane, les nouveaux arrivants attendent leur enregistrement et l’accès à une protection temporaire. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés indique que les besoins humanitaires augmentent et que plusieurs agences participent à la réponse.
Cette crise met sous pression les services locaux, notamment l’hébergement, l’accès à l’eau, aux soins et à la nourriture. L’évolution de la situation dépendra de la capacité des autorités à contenir les combats et à garantir la sécurité des civils de part et d’autre de la frontière.