La proposition libyenne d’ouvrir une ligne aérienne directe entre Tripoli et Ouagadougou viserait à fluidifier les échanges commerciaux et humains entre les deux pays, avec une capacité estimée à plus de 40 000 passagers par an. Un signal fort, à l’heure où la coopération bilatérale cherche à sortir d’une période de ralentissement.
L’idée a été formalisée lors d’une audience entre les autorités burkinabè et le Chargé d’Affaires libyen, Khaled Abdelhady Ibrahim Mohamed. Le diplomate a replacé cette initiative dans une volonté plus large de réactiver des relations historiquement fondées sur l’amitié et la solidarité. Malgré le contentieux toujours sensible autour de la Banque commerciale burkinabè, nationalisée en 2024, Tripoli affiche sa détermination à privilégier le dialogue et à avancer sur des dossiers capables de produire des résultats visibles, notamment dans l’économie, le commerce et le transport aérien.
Du côté de Ouagadougou, la proposition a été accueillie avec intérêt. Le ministre des Affaires étrangères a salué une démarche jugée pragmatique et porteuse de perspectives, réaffirmant l’engagement du Burkina Faso à travailler avec la Libye pour donner un nouveau souffle à la coopération bilatérale. Derrière cette future route aérienne se dessine un objectif plus large : reconnecter deux capitales, rapprocher les acteurs économiques et transformer une relation politique en opportunités tangibles.