Mines stratégiques : la RDC mise sur l’Amérique pour rebattre les cartes

À Kinshasa, la bataille des ressources critiques entre dans une nouvelle phase. Le gouvernement congolais a décidé de tendre la main aux investisseurs américains en mettant sur la table plusieurs projets miniers majeurs, allant du cuivre au cobalt, en passant par le lithium et le manganèse. Un signal fort envoyé à Washington, alors que les grandes puissances cherchent à sécuriser leurs accès aux métaux indispensables à l’économie mondiale de demain.

Cette initiative ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans le prolongement direct du partenariat stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis à la fin de l’année 2025. Officiellement, Kinshasa parle de discussions commerciales ouvertes, sans traitement de faveur. Mais dans les faits, l’Amérique apparaît désormais comme un partenaire prioritaire, courtisé pour ses capitaux, son poids diplomatique et son influence dans un contexte régional instable.

Derrière cette ouverture, un objectif assumé : rééquilibrer un secteur minier longtemps dominé par la Chine. Les autorités congolaises cherchent à diversifier leurs alliances et à réduire leur dépendance à un seul acteur, tout en renforçant leur marge de manœuvre stratégique. L’arrivée progressive d’acteurs américains et du Golfe illustre cette volonté de reprendre la main sur un sous-sol devenu un enjeu géopolitique mondial.

Dans ce jeu de repositionnement, l’Europe observe à distance. Malgré la présence de plusieurs groupes européens historiques en RDC, Bruxelles peine à transformer ses accords et déclarations en engagements concrets capables de rivaliser avec l’offensive américaine. À mesure que la compétition s’intensifie autour des minerais congolais, Kinshasa semble avoir choisi des partenaires jugés plus rapides, plus visibles et plus déterminés.

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