Ce dimanche 18 janvier, la Sierra Leone célèbre pour la première fois une Journée nationale du souvenir, instituée par le président Julius Maada Bio. L’initiative vise à honorer les victimes de la guerre civile qui a ravagé le pays de 1991 à 2002 et à encourager les citoyens à réfléchir collectivement sur cette période douloureuse, afin de construire un avenir plus pacifique et solidaire.
Le conflit, l’un des plus brutaux de l’histoire contemporaine, a fait environ 120 000 morts et des milliers de blessés, mutilés ou enfants soldats. La commémoration s’inscrit dans les recommandations de la Commission vérité et réconciliation et a reçu le soutien d’associations de survivants et de victimes, qui y voient un acte de mémoire essentiel pour la nation.
Pour le président Bio, cette journée est l’occasion de rappeler les leçons du passé et de renforcer l’unité nationale. « Je ne vous demande pas d’oublier, mais de permettre à notre nation de guérir et de restaurer sa dignité », a-t-il déclaré. La Journée nationale du souvenir devient ainsi un moment officiel pour se recueillir, honorer les victimes et affirmer la volonté collective que de tels événements ne se reproduisent jamais.