Le Cameroun tente de relancer l’un de ses plus anciens projets miniers avec le gisement de Nkamouna-Lomié, situé dans la région de l’Est. Début janvier, la Société nationale des mines (Sonamines) a lancé un appel d’offres international afin de trouver de nouveaux partenaires capables de développer et d’exploiter ce site riche en cobalt, nickel et manganèse, des métaux aujourd’hui très recherchés à l’échelle mondiale.
À travers cette initiative, les autorités camerounaises entendent reprendre la main sur un projet longtemps enlisé. Après des années d’échecs portés par des opérateurs privés étrangers, l’État a retiré le permis d’exploitation précédemment accordé et a opté pour une nouvelle approche, plus encadrée, visant à attirer des investisseurs solides tout en assurant un meilleur contrôle public sur cette ressource stratégique.
Au-delà du seul projet de Nkamouna, cette relance s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. Alors que la production pétrolière du pays est en déclin, le secteur minier apparaît comme un levier clé pour renforcer les recettes nationales et positionner le Cameroun dans la compétition mondiale autour des minerais critiques liés à la transition énergétique.