Au Nigeria, la justice a accordé mercredi une libération sous caution à l’ancien ministre de la Justice Abubakar Malami, ainsi qu’à son épouse et à leur fils, dans l’attente de l’ouverture de leur procès. Tous trois étaient poursuivis dans une affaire de blanchiment d’argent présumé portant sur plusieurs millions de dollars.
Interpellé le 30 décembre, Abubakar Malami est soupçonné d’avoir participé à des opérations financières illicites dont le montant pourrait atteindre près de six millions de dollars. Devant le tribunal, l’ancien ministre a plaidé non coupable. Dans le cadre de la procédure, la justice nigériane a ordonné la saisie de biens estimés à environ 150 millions de dollars, ainsi que la confiscation des passeports de l’ex-ministre, de son épouse et de leur fils.
Âgé de 58 ans, Abubakar Malami a occupé une place centrale au sein de l’appareil d’État nigérian entre 2015 et 2023. Proche de l’ancien président Muhammadu Buhari, il a été l’un des piliers de son régime, notamment sur les dossiers judiciaires et institutionnels les plus sensibles.
Figure du parti au pouvoir durant plusieurs années, Malami a récemment rejoint l’opposition, un repositionnement politique intervenu à l’approche des élections générales prévues en 2027. Cette affaire judiciaire intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et de lutte affichée contre la corruption, un thème central du débat public nigérian.