Le ministre chinois des Affaires étrangères est arrivé mercredi en Éthiopie, première étape d’une tournée africaine qui le conduira également en Somalie, en Tanzanie et au Lesotho. Ce déplacement s’inscrit dans la continuité de la diplomatie chinoise en Afrique, marquée par une présence politique régulière et une volonté affirmée de consolider des partenariats stratégiques sur le continent.
À Addis-Abeba, les échanges portent principalement sur le renforcement de la coopération économique, l’approfondissement de la confiance politique et la coordination sur les grandes questions internationales. La Chine demeure le premier partenaire commercial de l’Afrique, avec des échanges ayant atteint 296 milliards de dollars en 2024, selon les médias d’État chinois. Pékin met en avant une relation fondée sur le développement, les infrastructures et le respect mutuel de la souveraineté.
La tournée revêt également une forte dimension géopolitique. En Somalie, le chef de la diplomatie chinoise devrait réaffirmer la position constante de Pékin en faveur de l’intégrité territoriale des États africains. Cette prise de position intervient dans un contexte sensible, après l’annonce par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 26 décembre, de la reconnaissance du Somaliland, territoire sécessionniste non reconnu par la communauté internationale.
En se rendant ensuite en Tanzanie et au Lesotho, la Chine entend rappeler la profondeur de son engagement africain, au-delà des seules grandes puissances régionales. À travers cette tournée, Pékin cherche à consolider son image de partenaire durable et à renforcer son influence diplomatique sur un continent devenu central dans les équilibres économiques et stratégiques mondiaux.